• Claire Schweitzer

Conseil municipal - 21 décembre 2020 - Cirques avec animaux et Rythmes scolaires

Questions orales

Cirques avec animaux Lors du conseil municipal du 30 septembre 2019, les élus ont émis le vœu de ne plus accueillir sur le territoire communal de cirques avec animaux sauvages. Depuis plusieurs années les associations animalistes du territoire, SSA 49 puis LEA49 soutenues par des associations nationales comme 269 life ou Code Animal militaient en ce sens. Les représentants de LEA 49 ont rencontré à plusieurs reprises, dans le cadre d’un dialogue constructif, Stéphane Pabritz en charge de cette question. Ce vœu est pour les associations un premier pas vers une disparition complète des cirques avec animaux. Il le souligne, la présence d’animaux sauvages dans les cirques est sujet à controverse. Plus que cela, cette présence est absurde, maltraitante et ne répond plus aux exigences éthiques qu’attendent aujourd’hui les citoyens, et évidemment les animaux. C’est un premier pas, car associations comme citoyens aimeraient que les pouvoirs publics aillent plus loin. Les annonces récentes de la Ministre de l’écologie sont un indicateur de la prise en compte du sujet par le politique, mais sont encore timides et trop progressives. Évidemment, en tant qu’élue sur une liste soutenue par le parti animaliste et moi-même militante de la cause animale, je souhaite qu’aucun animal sauvage ou domestique ne soit utilisé à des fins de divertissement dans un cirque ou ailleurs. J’espère que nous irons donc plus loin sur le sujet, en favorisant les cirques sans animaux tout court (domestiques et sauvages). De plus, le voeu émis en 2019 ne concerne que la Ville d’Angers. Ce qui pousse les cirques itinérants avec animaux à trouver d’autres lieux d’accueil dans l’agglomération. Cette politique, pour être efficace et cohérente doit être a minima commune à l’ensemble de l’agglomération. Allez-vous Monsieur le Maire, inciter vos collègues à prendre la même décision vis-à-vis de ces cirques? Avrillé est sur la bonne voie, quid des autres communes, comme Ecouflant ou Sainte Gemmes. Il est également bienvenu de soutenir des initiatives nouvelles, car le cirque doit continuer à faire rêver, sans animaux bien entendu. J’espère que dès que cela sera possible évidemment nous pourrons à nouveau valoriser de belles créations dans le cadre du festival annuel Cirques organisé par le Quai.

Rythmes scolaires Les écoles publiques de la Ville d’Angers ont adopté la formule de la semaine de 4 jours et demi. En 2018 vous annonciez en conseil municipal qu’après réflexion et consultation des familles et partenaires, ce rythme perdurerait jusque 2021. Selon mes informations, Mme Caroline Fel, adjointe en charge de la question, viendrait d'annoncer aux services la décision de poursuite des 4,5 jours pour les 6 prochaines années. Nous le savons, cette question suscite débat au sein de l’ensemble de la communauté éducative angevine. Ce soir, je me fais porte voix d’une partie non négligeable de la communauté enseignante. Dès 2018 ce choix a été contesté par des enseignants angevins (une pétition signée par 200 d’entre eux, une grève). Tout récemment, la même pétition, dans le contexte compliqué que nous connaissons a reçu en quelques jours à peine déjà 150 confirmations de soutien. Ils demandent, à ce que ce dossier soit réétudié en Conseil Municipal et qu’un débat soit ouvert sur la question du rythme de la semaine scolaire, le respect des missions des ATSEM et le réemploi des animateurs dans un cadre statutaire) Aujourd’hui, 80% des communes sont repassées à la semaine de 4 jours pour de multiples raisons. L’aménagement des rythmes, les temps d’activité périscolaires sont laissés à la charge des collectivités. Au-delà de la question des rythmes, nous assistons à une territorialisation de l’école publique qui me paraît contraire au principe d’égalité. Cette territorialisation comporte des impacts différenciés sur les enfants et la communauté éducative dans son ensemble. Tout cela, les enseignants, qui aujourd’hui souhaitent que le débat soit ouvert l’analysent fort bien. Ne sont-ils pas les chevilles ouvrières de cette institution? Ils doivent donc être entendus. Notre conseil renouvelé doit connaître les tenants et les aboutissants de ce sujet, et être certain que toutes les parties prenantes seront écoutées, mais aussi que leur position sera bien prise en compte dans la construction collective d’une école républicaine, égalitaire.