• Claire Schweitzer

Conseil municipal du 26 octobre 2020 - cession de la Mosquée

Hier le conseil municipal s'est tenu sans public, mais avec la presse. Il est important de respecter les mesures sanitaires pour le bien de chacun·e. Mais il est important aussi de protéger nos espaces d'échanges démocratiques. A nous de trouver cet équilibre.


Un sujet sensible était abordé lors de ce conseil, celui qui occupe la presse locale depuis plusieurs semaines: le souhait de l'association des musulmans d'Angers de céder le terrain et le bâti de la future Mosquée au Royaume du Maroc. Je ne reviendrai pas sur les tenants et aboutissants de cette affaire privée, qui concerne un culte. Je ne ferai que vous livrer mon explication de vote à ce sujet.


Tout d'abord nous vous remercions d'associer l'ensemble du Conseil Municipal aux décisions concernant l'aménagement et l'occupation des sols de la commune et réaffirmons la nécessité de nous associer systématiquement à toute décision dans ce domaine qui relève de la souveraineté des habitants d’Angers sur leur territoire. Vous soumettez à notre délibération un avis sur un projet de cession à un Etat étranger d’un terrain et de son bâti en construction, figurant sur le territoire de la commune. Nous notons que cette cession concerne des bâtiments devant notamment servir à l’exercice d’un culte, et actuellement détenus par des angevins régulièrement constitués en association. En application du principe de laïcité, il ne s’agit pas ici d’intervenir dans les affaires privées de citoyens exerçant librement ce culte dans le respect des lois de la République. Si nous nous opposons à cette cession c'est au nom d’un principe qui doit à toutes et tous nous être fondamental : celui de la maîtrise souveraine que nous devons avoir de notre sol par nos institutions nationales et locales. De ce principe découle notre opposition à ce que tout Etat étranger quel qu'il soit (Maroc, Vatican, Russie ou autre) possède ou dispose d'un terrain ou bâtiment sur le sol français pour quelques raisons que ce soit. Sauf particularité par exemple diplomatique évidemment. Il en va de l'indépendance de la République, de ses citoyens, de ses résidents, et des entités qui exercent sur son sol, contre toute influence ou ingérence d'un Etat étranger. En conséquence, nous ne souhaitons en effet pas que ce Conseil autorise cette cession à un Etat étranger.


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